- Pour des emplois stables qui correspondent aux qualifications de chacun.
Parce que, fondamentalement, nous voulons vivre de notre travail et pas d'allocations.
- En l'absence d'un emploi nous exigeons l'indemnisation correcte du chômage (au minimum 80% du SMIC
CGT ou 80% du dernier salaire, pour toute la durée de la période de privation d'emploi)
"Si le chômage coûtait plus cher aux patrons, il y aurait beaucoup moins de chômeurs... "
Cette indemnisation permettrait la recherche d'un emploi dans de bonnes conditions plutôt que de mettre les Demandeurs d'Emploi
dans des situations impossibles.
Exemple : un salarié payé 1 140 € net (soit 1500€ brut) qui aurait travaillé sans interruption de 2003
à 2006 percevra de l'Assedic à peine 800 euros par mois pour 23 mois maximum.
Soit un manque à gagner de plus de 300 € qui feront immédiatement défaut au moment de payer le loyer, les factures
EDF et GDF, la nourriture, etc.
Bien souvent cette situation se traduit pour le Demandeur d'Emploi par un choix à faire entre "Remplir le frigo
ou chercher du boulot... ".
C'est pourquoi la CGT a décidé la campagne des 300€ à laquelle nous avons contribué pleinement.
* LA FORMATION
- Nous voulons des formations qualifiantes qui permettent de déboucher sur un diplôme reconnu au niveau national,
un emploi et une évolution professionnelle choisie.
- Se soigner est un droit... qui coûte de plus en plus cher aux salariés
et plus encore aux demandeurs d'emploi privés des avantages sociaux du type assurances mutuelles. La sécurité
sociale pour tous doit être confortée et non pas démantelée et livrée aux appétits des groupes
d'assurance privés.
- Si il y a bien un droit fondamental c'est celui d'avoir un logement, décent, et à un prix abordable.
Nous revendiquons que les loyers n'excèdent pas 20 % des revenus des salariés comme des demandeurs d'emploi.
Cela suppose à la fois le contrôle des loyers et le développement du logement social à
la hauteur des besoins (chacun doit pouvoir disposer d'un logement adapté, y compris les jeunes qui le souhaitent
et sont bien souvent obligés de demeurer chez leurs parents faute de pouvoir accéder à leur indépendance).
Il est difficile aujourd'hui d'accéder aux activités culturelles de type visite de musée,
théâtre, voire cinéma, et souvent pour une raison simple, les tarifs deviennent prohibitifs pour les
chômeurs et les salariés modestes; or ces activités ne doivent en aucun cas être (ou redevenir) un luxe.
"quand vous n'arrivez même pas à manger, comment voulez-vous danser ? "
* DROIT A LA FAMILLE
Cela signifie élever ses enfants d'une manière décente, être en état de conserver la cellule familiale,
par le logement, l'accès à l'éducation, aux soins, par un service public de qualité.
Toutes choses qui nécessitent des revenus et des droits sociaux que nous revendiquons, alors qu'aujourd'hui ces
droits sont bafoués, avec des conséquences sociales et humaines dramatiques.
* DROIT AUX VACANCES
Beaucoup de salariés peuvent bénéficier de chèques vacances, de CE ou de colonies pour leurs enfants.
La perte d'emploi et de revenu génère toujours des coupes claires dans les budgets, et ce sont les congés,
les loisirs qui en font les frais.
Souvent les enfants passent malheureusement leurs congés sur le bitume des villes ...
Nous revendiquons le renforcement des structures collectives d'accueil pour les enfants des familles sans emploi et des salariés
précaires.
* DROIT A LA JUSTICE, A LA DIGNITE, A LA CITOYENNETE
La justice et le privé d'emploi.
Tout chômeur doit avoir le droit de recours aux tribunaux, pour se défendre face aux injustices de la situation qui lui est imposée.
La dignité ? les Demandeurs d'Emploi en ont plus qu'assez de se faire traiter de fainéants.
Les chômeurs ne sont pas des fraudeurs, ils ne sont même pas tous indemnisés (40% des chômeurs ne reçoivent
aucune allocation) et aucun d'entre eux n'est responsable du chômage.
Et la citoyenneté ? C'est d'abord la reconnaissance du droit syndical, pour les chômeurs qui se battent aux côtés
des salariés, dans les mêmes organisations.